Le Point de vue d'un membre sur:
l'opinion des autres.
Pour
moi, l'opinion des autres restera toujours très importante.
Je
ne vis pas en solitaire, mais bien en société. J'ai besoin de vous mes ami(e)s
AA et de toute la structure sociale humaine.
J'aime
plaire.
En
premier lieu, l'opinion de ceux que j'aime est importante. Aimer quelqu'un et
s'arranger pour lui déplaire, me semble franchement incompatible.
En
second lieu, j'ai tout intérêt à ce que les personnes qui ont un pouvoir sur
moi sur mon bien être( associés, clients... ) aient une bonne opinion de moi.
Déplaire au policier qui m'arrête pour une faute de roulage, n'est pas le
meilleur moyen d'éviter la contravention.
En
troisième lieu : Tout le monde! C'est cent mille fois plus agréable de recevoir
un sourire qu'un regard méchant ou grincheux.
(J'oubliais.
J'aime plaire à mon chien. Et lui aussi aime que j'aie bonne opinion de lui!)
C'est
très agréable de plaire. Pourquoi m'en passerai-je ?
Aimer
plaire est un plaisir. En avoir besoin, par contre, est une dépendance, une
souffrance.
Dépendre
de l'opinion des autres au point que cela en devienne, une peur, une obsession,
une exigence, voilà encore une dépendance, une souffrance bien inutile.
Pendant
mon alcoolisme actif, j'ai succombé bien souvent à ce besoin absolu et maladif
de plaire à l'opinion d'autrui. Je me suis trahi pour que l'on s'apitoie sur
moi, pour que l'on me pardonne (sans même oser à le demander), pour être aimé
malgré tout.
Mais
cela, c'était du temps de mon enfer alcoolique. Hier
Bien
sûr changer sa manière de penser ne se fait pas en un jour. il faut la patience
du temps, mais comme nos "Promesses" qui "se réalisent toujours si
nous sommes appliqués", l'obsession de l'opinion d'autrui s'efface peu à
peu devant le plaisir d'être humblement soi-même et d'avancer spirituellement
dans sa vraie vie.
Aujourd'hui,
plus que jamais j'aime être aimé ... mais ... je n'en ai plus un besoin
viscéral.
Du
moins, rarement. Nul n'est parfait ! :-))
Amicalement
Robert
S. alcoolique.