THEME:
La
liberté.
J’ai
appris, avec les Alcooliques Anonymes, à être libre. Libre de boire ou de ne
pas boire. Libre d’aller aux réunions ou de ne pas y aller. J’ai retrouvé la
liberté grâce à notre Mouvement, à sa littérature et à ses réunions.
J’ai
aussi appris à ne plus être frustré, à vivre notre Programme avec les gens de
l’extérieur, parce que ne l’oublions pas en réunion fermée, nous vivons dans un
cocon, nous sommes autrement dit chez nous, et là nous apprenons à nous assumer
dans la vie de tous les jours.
En réunion nous
apprenons à admettre et accepter notre maladie (1ère Etape). Nous avons dans la
4ème Etape, courageusement procédé à un inventaire moral de nous-mêmes et dans
la 5ème Etape avons avoué la nature exacte de nos torts. Nous avons poursuivi
notre inventaire dans la 10ème Etape et avons demandé à notre Puissance
Supérieure de nous donner la force de l’exécuter (11ème Etape), donc de nous
changer.
Alors,
grâce à l’étude de nos Etapes et la mise en pratique de celles-ci je ne suis
plus frustré, j’ai appris à m’assumer, à vivre”” comme l’on dit. J’ai
personnellement assisté à de nombreux Congrès A.A. et je n’ai jamais été
frustré de voir boire des boissons alcoolisées, par des membres Al-Anon ou des
gens venant s’informer, cela ne me perturbe pas.
Par
contre, je me sens en danger comme un jeune abstinent à l’extérieur de A.A.
C’est-à-dire au café, en réunion familiale, à des fêtes telles que les
communions, fiançailles, mariages, anniversaires, deuils, St Eloi, etc... Là,
je ne suis pas entouré de mes semblables, et je dois être plus vigilant. Mais
on m’a suggéré, au début de mes premiers mois de fréquentation chez les
Alcooliques Anonymes, d’éviter ces lieux. Là, je devrai être plus vigilant et
le rester en mêlant le Programme en application dans tous les domaines de ma
vie.
La
liberté c’est vivre avec l’esprit A.A. 24 heures à la fois. Je ne suis plus
frustré de voir boire les non alcooliques, ils ne me perturbent plus, c’est
leur problème, s’ils en ont un. N’oublions pas que A.A. veut dire Alcooliques
Anonymes et non anti-alcoolique. Pourquoi alors refuser, à des Congrès, le
verre de boisson alcoolisée aux personnes qui n’ont pas notre problème, notre
maladie.
Apprenons
à être tolérant, je crois que le nouvel ami sera beaucoup plus perturbé à
l’extérieur de A.A. de voir boire ses amis, sa famille, les autres, que de voir
boire à un Congrès.
Transmis par Roger A