Partage sur un THEME

 

LE THEME.

La colère

 

L'AVIS D'UN MEMBRE.

 

Bonjour à toutes et tous,

Et merci Louise pour le thème de cette semaine et la phrase qui l'introduit:

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"La colère"" Dans la vie spirituelle, il y a un principe voulant que tout malaise, quelle qu'en soit la cause, soit l'indice qu'en nous-mêmes, quelque chose ne va pas."

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Ce thème me rappelle une de ces expériences qui m'ont fait progresser.

 Au début de mon abstinence, j'allais souvent partager dans un "groupe hôpital". Nous tenions nos "meetings" dans les bâtiments d'un grand hôpital spécialisé dans les soins aux dépressifs,  alcooliques et autres dépendants. Là se côtoyaient des AA abstinents venant de l'extérieur et des alcooliques en cure intéressés par notre fraternité (une minorité je pense)

La réunion se tenait alors dans un coin de la grande salle d'accueil pour visiteurs et patients. Dans cette salle se trouvaient les téléphones payants, les distributeurs de boissons, de sandwiches emballés, de  biscuits, de bonbons,...

 

En principe cette salle nous était réservée à ce moment, et, vu l'heure tardive (20 à 22 h) fermée même aux patients de l'hôpital.

Évidement entre la théorie et la pratique, entre le règlement et son application, il y a une grande marge. Surtout lorsque cela s'adresse à des patients alcooliques. C'est subtil un alcoolique pour contourner les règlements et cela n'aime ni les obligations ni les interdits Je le sais, j'en suis un.

Alors pendant nos réunions, il n'était pas rare de voir un patient, en pyjama ou non, entrer furtivement et venir s'alimenter aux distributeurs ou chercher à passer un coup de fil discret.

La réunion était simplement suspendue le temps du passage du visiteur et l'orateur reprenait sereinement la parole dès son départ. Généralement ces intrusions m'amusaient beaucoup.  . J'aimais voir le visiteur, confus d'être suivi par une douzaine de paires d'yeux silencieux, se dépêcher de se servir et s'esquiver illico.

 

Un jour, un soir, je venais d'ouvrir deux lettres très négatives. L'une me refusait un engagement qui m'avait pourtant été "promis juré"par un ami (?) à qui j'avais rendu service du temps de ma splendeur professionnelle. Ah les amis d'affaires, quand on n'est plus "rien" et qu'on en a besoin ...!L'autre lettre venait de mon contrôleur d'impôt qui lui voulait bien de moi, pas pour me payer mais pour que je le paie.

Inutile de dire que je n'étais pas très très serein ce soir; Aussi à la première intrusion d'un patient perturbant la réunion, MA réunion, j'ai été pris d'une folle colère, lui signifiant qu'il pouvait aller s'amuser (j'ai dit un autre mot) ailleurs, apostrophant le "président responsable" du groupe, le traitant d'incapable, de mou et menaçant  de me plaindre à la direction de l'hôpital Heureusement mon ami "responsable  président" du Groupe, était (il l'est toujours) un AA de bonne et douce abstinence. Il a compris mon mal-être personnel et s'est contenté de me sourire amicalement.

De chaque événement je peux, si je le désire vraiment, en tirer un enseignement qui m'aidera à m'améliorer. Dans deux situations identiques, j'étais donc capable, un jour d'être serein, un autre jour d'être en colère. Ce n'était pas la situation qui m'avait perturbé, mais la manière dont je l'avais considérée. C'est donc bien EN MOI qu'était le problème !

Je n'ai jamais oublié cette leçon que confirme, pour moi,  cette phrase de notre littérature:

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" Dans la vie spirituelle, il y a un principe voulant que tout malaise, quelle qu'en soit la cause, soit l'indice qu'en nous-mêmes, quelque chose ne va pas."

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Merci de me la rappeler, Louise, et ... Merci Bill, notre co-fondateur, de l'avoir écrite !!!

 

Bonnes 24 h, et AAmitiés à toutes et tous,

Robert S. alcoolique.

 

 

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