THEME :
LA COLÈRE,
L'AVIS D'UN MEMBRE :
Ce mot cache pour moi, beaucoup de sentiments
différents mais voisins.
- Les
Romains disaient "La colère est une brève folie"
- Mon "Vivre sobre" ("Vivre
sans alcool" au Canada) écrit: "les nuances de la colère :
intolérance, mépris, envie, haine, ironie, méfiance, rancune, ...."
- Mon
dictionnaire (Petit Larousse):
"État violent et passager résultant du sentiment d'avoir été
agressé ou offensé et qui se traduit
par des réactions agressives".
Tout cela est bien complexe.
Et qu'en disent deux hommes que j'admire beaucoup ?
-
L'Abbé Pierre : "L'irascible (la colère) est une virtualité... Et ce qui
la fera vice ou vertu, c'est l'objet auquel on l'applique...
Si je me mets en colère parce que j'ai perdu au jeu,
ça montre que CE QUE J'AIME, C'EST MOI.
Si je me mets en colère pour protéger l'autre, pour le
délivrer, cette colère-là révèle MON AMOUR POUR L'AUTRE."
-
Bill W. : "Qu'en est-il de la colère 'justifiée' ? ...
Pour les membres des AA, ce sont des exceptions
dangereuses. ..." (10 e Étape).
Et moi là dedans ???
Je me souviens des colères qui m'ont fait si mal et
créés tant de catastrophes du temps ou je buvais et, qui sans exceptions se
sont prolongées dans des rancunes interminables qui usaient toute mon énergie.
Je me
souviens de colères, lorsque jeune abstinent, lors de mes disputes dans nos
"structures de services" j'étais en désaccord sur les orientations
prises, et de ces nuits d'insomnies ou je ruminais les "arguments sans
répliques" que j'aurais dû avancer et...
que je ne dirais jamais !
Et à
présent ?
AA m'a donné un mode de vie où intolérance, haine et
rancune doivent être bannis.
Et pour moi ces sentiments c'est fini. Du moins je le
pense et je le voudrais;
Je continue cependant toujours à combattre
vigoureusement (et cela peut encore s'appeler colère) ce qui me semble être
"mal" et à défendre tout aussi vigoureusement mes idéaux.
Même en AA et surtout là, je n'aime pas "avoir
les idées qui marchent au pas"
Car je crois comme Einstein :
"Le monde est dangereux à vivre. Non seulement à
cause de ceux qui font le mal.
Mais surtout A CAUSE CEUX QUI REGARDENT et LAISSENT
FAIRE".
Mais combattons, s'il le faut, des idées, mais JAMAIS
DES PERSONNES.
Voilà mon opinion. Ce n'est jamais que la mienne
Amicalement à toutes et tous
Robert S. alcoolique
(Seraing, Belgique)