Partage sur un THEME

 

THEME :

LA COLÈRE,

 

L'AVIS D'UN MEMBRE :

 

La colère est, dit-on, un péché capital..

La littérature est abondante dans le mouvement des AA à ce propos et, à juste titre, elle propose en 4ème et 5ème étape de veiller à modérer ses comportements à cet égard

 

J'ai le tempérament colérique et pas très courageux avec ça !

Il m'arrive souvent d'exprimer de sourdes colères, souvent en vain et presque tout seul, parce que je n'ai pas été assez courageux pour affronter une contradiction ou un désaccord devant mon interlocuteur.

J'ai souvent eu, dans mon alcoolisme actif mais aussi après, cette fâcheuse tendance à dire "oui" en pensant "non" et à me mettre en colère par après, en réalité contre moi-même. Donc, pour éviter la colère, pour moi, de sages et (+ ou -) sereines mises au point au moment même seraient sûrement efficaces.

C'est presque une question de courage chez moi, le courage d'affronter une difficulté ou un conflit, avec modération. Il est clair que de laisser s'exprimer de manière débridée des sentiments de colère est nuisible à notre rétablissement.

Je crois que plus on devient "sage" par l'exercice du programme, moins on est colérique. On prend de la distance vis-à-vis des événements et on a donc l'esprit plus paisible.

 

Je mets toutefois un bémol à mon intervention. L'expression d'une certaine colère peut être bénéfique en ceci qu'elle est un défouloir, comme les rire ou comme les pleurs. Elle peut être l'expression libre de sentiments justifiés qui se libéreraient de cette manière plutôt que dans la tentation du recours à la bouteille. Pour moi, toutes les colères ne sont donc pas funestes.

Il ne faut pas confondre colère et indignation légitime. Il m'arrive "d'être en colère" parce que les faits ou les événements le justifient pleinement. ( Injustice, méchanceté flagrante, mauvaise foi ).

 

L'exercice du programme des AA ne me demande pas d'être un béni-oui-oui qui courberait l'échine à tout propos.

 Le programme me propose plutôt un enrichissement de ma personnalité et donc aussi la capacité de m'indigner légitimement s'il y a lieu

 

Fraternellement, Jacques P   Liège

 

Haut du document