THEME:
L'apitoiement
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L'apitoiement sur moi est toujours mon tout premier réflexe à la moindre contrariété :
"Pourquoi est-ce encore à moi que cela arrive ?"
Après bien de 24 heures avec AA je n'ai toujours pas réussi à me débarrasser de ce premier réflexe et je crois que je n'y arriverais jamais.
Cela fait tellement d'année où je m'y suis complu, y trouvant mes excuses, mes prétextes pour être malheureux et noyer mon chagrin dans l'alcool.
Mais ce n'est plus que le tout premier réflexe, le conditionnement AA se met directement en route et prend la relève.
Le "Pourquoi encore moi ?" se transforme en l'acceptation du "Pourquoi pas moi ?"
N'ai-je pas, comme le demande ma 3e Étape : "décidé de confier ma volonté et ma vie aux soins de Dieu tel que je le conçois "?
Après cette Étape, quelle place reste -t-il pour l'apitoiement ?
Pour moi aucune. Au contraire quelque chose en moi fait que :
- Je me sens bien
- Je me sens léger
- Je me sens de nouveau vivre.
Pourquoi échapperais-je à ces ennuis puisque cela arrive à d'autres" ?
N'est ce pas la le chemin qu'il m'est donner de suivre ? Et c'est certainement bien ainsi !
Quand :
- j'ai l'impression d'être dans une impasse
- la souffrance cherche à m'enfermer
- ma détresse me semble sans fond
- l'angoisse devient insoutenable
J'ai cette chance, moi l'alcoolique, d'avoir cette solution que je n'avais pas avant : la possibilité de ne pas rester seul, de chercher de l'aide spirituelle près de mes amis AA
Et aussi, encore et surtout, près de ma Puissance Supérieure.
Et Cela a toujours marché !
Une de nos Promesses (la 6e, je crois) ne dit-elle pas :
"Nous perdrons le sentiment d'être inutile et cesserons de NOUS APITOYER SUR NOTRE SORT" ?
Mais, car il y a un "mais": "Si nous sommes sérieux et appliqués dans les efforts que demande cette phase de notre évolution" (Les Alcooliques Anonymes, page 77)
Quant à moi, je n'aurais réellement pu atteindre et garder une abstinence presque sereine si je n'étais sorti petit à petit de ce marécage fascinant qu'est l'apitoiement sur moi-même.
Dieu fasse que je n'y retombe !
Amicalement
Un membre